L'histoire de l'Association pour la Restauration et l'Etude du Patrimoine Souterrain (AREPS) prend sa source dans la constatation partagée par un collectif d'historiens, d'archéologues médiévistes, de géologues et d'habitants passionnés de la région de Loches : l'inestimable patrimoine sous-terrain du Val de Loire souffrait d'un déficit d'inventaire scientifique et d'une absence de cadre de protection pérenne. Les cavités troglodytiques, taillées dans le tuffeau calcaire du Crétacé supérieur depuis le Haut Moyen Âge, ont longtemps servi de logements seigneuriaux, d'ateliers d'artisans, de réfuges lors des guerres de Religion et de réservoirs de pierres de taille pour la construction des plus grands châteaux de la région.
Toutefois, l'abandon progressif de ces espaces au cours du XXe siècle a entraîné une dégradation accélérée causée par les remontées capillaires, les infiltrations végétales et l'obturation incontrôlée d'anciennes galeries. Face à ce risque imminent de perte irréversible de la mémoire collective et d'effondrement géotechnique de pans entiers du coteau de la Loire, la décision a été prise de structurer une réponse citoyenne et savante sous la forme d'une association de loi 1901 d'utilité publique.
Le registre officiel des actes administratifs de l'AREPS retrace les étapes fondatrices qui ont permis à l'organisme de s'imposer comme le pôle de référence pour la sauvegarde du monde troglodytique en Indre-et-Loire.
Réunion des membres fondateurs à la Mairie de Loches. Rédaction des statuts constitutifs fixant l'objet social exclusif de sauvegarde, d'étude et de restauration gratuite du patrimoine souterrain. Dépôt officiel du dossier auprès de la Sous-Préfecture de Loches et attribution du numéro RNA W921004546.
Parution de l'avis de création au Journal Officiel de la République Française (JORF). Attribution par l'INSEE du SIREN 922228812. Structuration du premier bureau exécutif et signature des conventions de recherche avec les laboratoires de l'Université de Tours.
Lancement du premier chantier bénévole de maçonnerie traditionnelle à la chaux hydraulique pour étayer la galerie dite des Carrières de l'Eperon. Mobilisation de 35 bénévoles et stabilisation de 120 mètres linéaires de voûte calcaire.
Acquisition des premiers équipements de numérisation par lidar terrestre grâce aux contributions de nos partenaires institutionnels. Mise en ligne de la plateforme de consultation libre d'accès pour les chercheurs et enseignants.
Déploiement du programme d'action 2026 couvrant 142 sites identifiés dans le département d'Indre-et-Loire, organisation de 18 chantiers de bénévolat et consolidation des partenariats éco-responsables avec les collectivités locales.
Conformément aux exigences de transparence administrative imposées aux associations poursuivant des objectifs d'utilité publique, la gouvernance de l'AREPS est assurée par des personnalités bénévoles reconnues pour leur rigueur scientifique, leur attachement territorial et leur engagement désintéressé. Aucune rémunération ni avantage direct ou indirect n'est attribué aux membres du Conseil d'Administration.
Ancien conservateur du patrimoine territorial, spécialisé dans l'architecture médiévale de la Touraine. Résidant à Loches (37600), il supervise le respect de la charte scientifique et assure la liaison officielle avec les services de l'État et de la Sous-Préfecture.
Archiviste-paléographe, spécialiste des registres du cadastre napoléonien et des concessions de carrières sous l'Ancien Régime. Elle coordonne les équipes d'inventaire topographique et gère le Secrétariat Général au siège de l'association.
Expert-comptable retraité, ancien auditeur du secteur public. Il garantit la tenue rigoureuse des comptes associatifs, l'absence totale de flux commerciaux marchands et la publication annuelle des bilans de réinvestissement.
Docteure en géologie appliquée de l'Université de Tours. Elle valide la faisabilité technique des travaux de consolidation entrepris par nos équipes de bénévoles lors des chantiers de terrain.
L'AREPS réaffirme avec conviction son rejet catégorique de toute forme d'exploitation lucrative du patrimoine commun. Les cavités troglodytiques et les carrières médiévales constituent un bien culturel fragile qui ne saurait faire l'objet de spéculations immobilières ou d'un tourisme de masse destructeur.
Toutes nos publications, cartes, guides de restauration et rapports d'expertise sont mis gratuitement à la disposition du public, des propriétaires fonciers et des administrations territoriales. Les fonds reçus par l'association (cotisations des membres, dons désintéressés et subventions publiques d'action) sont intégralement réinjectés dans l'achat de matériel de sécurité, le financement des chantiers de restauration et l'impression des documents de sensibilisation éco-citoyenne.